les joies de l’atelier poème de Marie Jo

Quand on a comme nous adoré la lecture

Les contes, les nouvelles, les sagas, les romans,

Un jour nous est venue l’idée de l’écriture

Au plus profond de nous et très discrètement.

On n’ose pas afficher une telle ambition.

Dans nos carnets secrets naissent des créations

Basées sur le vécu, ce qu’on a déjà vu…

 

Puis on voit une annonce, un encart, un papier.

On rencontre des gens membres d’un atelier.

On s’inscrit mais ce n’est vraiment pas pour produire

Ce que le dernier prix Goncourt n’a pas su dire !

Quand on a le sujet, on marque un temps d’arrêt

Rassemblant nos idées, on pense, on réfléchit

Et puis, c’est surprenant, tout d’un coup, c’est parti !

 

Réalité d’abord, on veut parler de nous

Mais là le coeur s’emballe, ça ne va pas du tout !

Les émotions remontent et on est submergé..

On nous conseille alors d’être plus distancié.

On choisit la fiction, une histoire inventée

Et on apprend ainsi ce qu’est le « mentir vrai ».

 

Ce qu’on craint au début, c’est une toute autre épreuve.

C’est l’instant où, aux autres on doit relire notre oeuvre.

On rechigne, on s’excuse, grimace et atermoie

Et puis encouragé on sort enfin de soi.

Les mots sont savoureux et les phrases s’enchaînent

On en écrit des pages qui ne sont pas proustiennes !

C’est en temps limité qu’on couche notre prose.

Quand on est inspiré, on écrit autre chose,

Quelques strophes rythmées ou des alexandrins

Qui nous viennent tout seuls et qu’on scande si bien!

 

Vous trouvez que c’est ouf ? Ou bien que c’est relou ?

Et vous, qu’en pensez-vous ?

 

Marie Jo